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L'été...

30 Juillet 2026 , Rédigé par liviaaugustae.over-blog.com Publié dans #Billet

Je vous offre ce petit cours poétique sur l'été, lu dans une revue…

Un petit texte qui nous raconte comment on peut vivre des merveilles en l’été sans nous ramollir, comment épouser la saison et vibrer aux chants des cigales, ou au chuchotement de la rivière ou alors à la grande respiration des vagues… ce que je fais avec toujours autant de plaisir.

 

L'Eté

Claude Monet

 

L’été, par la lumière dont il est baigné, est comme une route par laquelle l’éternité descend sur terre avant de se cacher.

Ces heures de plénitude offertes peuvent s’imprimer en nous définitivement : profitons-en !

L’été est comme la saison des dieux en leur Olympe. Des esprits chagrins ou blasés souligneront les inconvénients liés à cette saison : la chaleur excessive, le flot touristique, la fermeture des magasins, semblables à Marcel Proust notant, de façon amusante : « L'été se marque non moins par ses mouches et moustiques que par ses roses et ses nuits d'étoiles... » (Du côté de chez Swann).

La sagesse des Anciens avait su reconnaître combien étaient bénéfiques ces mois fugaces baignés de lumière : « Celui qui amasse pendant la moisson est sage, mais celui qui dort pendant l'été est un enfant en confusion » "proclame Salomon dans ses Proverbes. Il est donc folie de laisser passer l’été sans y prêter attention, que nous devions faucher les blés ou bien contempler la nature dans la plénitude de son épanouissement.

"Quelle est, dans le temps, la chose la plus fugace, la plus fondante, la plus temporelle ?

Parmi les choses que l’instant apporte, quelle est la plus vouée à disparaître dans l’instant qui suit ? — La visite, le parfum de l’éternité — cette apparition timide et toujours mourante de l’éternité expatriée dans la durée…

Elle se dilate, s’exténue jusqu’à toucher nos cœurs, et là, l’air lui manque, elle se rétracte et retourne aussitôt en son lieu.

Rien n’est moins stable dans le temps que l’expérience de l’éternel. Mais la certitude qu’elle laisse éclaire toute une vie…" (Cahier IV, 1935).

Les étés qui se succèdent dans l’enfance nous initient à cette certitude car ils gravent en nous des souvenirs immortels. Heureux l’enfant qui peut ensuite léguer, à l’adulte qu’il sera, un tel héritage ! Durant ces semaines de chaleur et de soleil, chaque chose est fragile et disparaît aussi brusquement qu’elle avait surgi. Cette fatalité a le mérite de nous faire percevoir que tout doit mourir afin d’être éternel. Nous percevons qu’il existe une éternelle réalité à travers la fragilité universelle. La fleur qui se fane aussitôt coupée, le fruit qui pourrit dès qu’il est cueilli, l’éphémère qui ne survit que quelques heures, la cigale, qui, hors de sa cuticule, ne connaît qu’un temps très bref pour chanter…

 

"Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, — heureux comme avec une femme."

Arthur Rimbaud

L’été est la saison par excellence où chacun peut s’atteler à cette œuvre : redimere tempus- racheter le temps - pour reprendre l’expression de saint Paul (Eph 5, 16 ; Col 5, 5).

Comment racheter le temps afin que les flammes de l’éternité en jaillissent ? Par la beauté, par la prière et par la charité. Cela conduit Gustave Thibon à affirmer que "tout ce qui n’est pas de l’éternité retrouvée est du temps perdu" (Notre regard qui manque à la lumière). Rien de plus exaltant et de plus consolateur que d’accueillir chaque heure comme une pulsation de l’éternité. Le fait que les battements s’enfuient ne trouble plus car le cœur demeure immuable. Un avenir sans éternité n’est qu’un mirage effroyable et éclatant. L’éternité est pour l’instant une réalité en général invisible mais qui se dévoile subrepticement à celui qui sait regarder les choses les plus simples dans la lumière de l’été. Et ainsi, chaque saison devient été pour celui qui contemple.

Jean-François Thomas

(Pour Aletéia)


 

 

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Les photographies...

30 Juillet 2026 , Rédigé par liviaaugustae.over-blog.com Publié dans #Billet

Le 4 juillet dernier à Arles, le prix de la photo a été remis, par Madame Figaro, à la meilleure photographe, c'est un prix destiné uniquement aux femmes, cela va de soi chez « Madame Figaro » !

Mais pourquoi prendre des photos ?

Quel but poursuivent ces photographes débutantes ?

Assurément faire carrière, et devenir ainsi « l'incontournable photographe » de tous les temps !

 

Le magicien qui redonne la vie ...

(image pixabay)

Mais nous, les sans grades, les photographes lambda, pourquoi prenons-nous des photos ?

C'est parce que nous savons que la vie est brève, que les parents ne sont pas éternels et ne serons pas toujours là, et nous voulons les garder avec nous.

Nous savons que les bébés deviendrons grands, ils deviendront des ados puis des adultes, alors qu'on voudrait les garder encore petits... on prend donc des photos afin de contrer la fuite du temps.

Quand je regarde mes photos de jadis, tout ceux que j'aime sont jeunes et beaux - on les croyait indéracinables tel les chênes, alors qu'un grand souffle mortel en a emporté plusieurs - et pourtant sur les photos ils sont vivants et leur âme a l'air d'y flotter... ils resterons là, immuables et leurs sourires ne se faneront jamais, car la photo garde vivant ce qui est mort.

Alors il faut prendre des photos, en prendre beaucoup, et si un jour l'âme est en déshérence, si un jour le spleen nous tombe dessus, toute cette vie et tous ces sourires capturés par l'œil de l'appareil, viendront la requinquer.

Livia

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Publié depuis Overblog

29 Juillet 2026 , Rédigé par liviaaugustae.over-blog.com Publié dans #Goût des mots

« Le péché mignon »

 

 

  • Péché sans gravité.

  • Acte conscient par lequel on fait ce qui est interdit par la loi divine, et par l'Eglise.

     

    Il y a belle lurette que les hommes ont envoyé valser et Dieu et l’Église.

    Il y a donc belle lurette que les lois divines et de l'Eglise ne sont plus écoutées, car les hommes sont persuadés qu'ils sont enfin devenus... l'égal de Dieu !

    Le coup du serpent avec la pomme a bien marché !

    Livia

 

  • Lequel écouter? Celui de droite ou celui de gauche ?

  • Pour quelques carrés de chocolat, on peut écouter celui de gauche, car c'est un tout petit péché !

  • (image pixabay)

  •  

     

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Le monde d'aujourd'hui...

28 Juillet 2026 , Rédigé par liviaaugustae.over-blog.com Publié dans #Billet

Au cours d'une lecture, j'ai découvert ce texte plein d'humour (un peu grinçant, mais très amusant), un regard sur les « choses » qui importent aujourd'hui le plus aux humains !

Le sport entre autres choses !

Bien que beaucoup le pratiquent devant la télé, lovés dans un fauteuil ou vautrés sur un canapé une boisson en main, d'autres s'escriment à courir, et à discipliner leurs corps dans des clubs fermés.
Monsieur de Saint-Vincent nous offre une image parfaite de ce monde chamboulé, obsédé par le corps d'où l'âme s’est envolée.

 

Cependant le Pape Léon XIV nous met en garde : « L’industrie de la consommation modifie nos goûts, suscitant sans cesse de nouveaux besoins pour ensuite nous vendre des réponses qui ne rassasient pas. »

Il a invité à : « apprendre à saisir ce qui compte vraiment. »

 

La terre, ce globe merveilleux que les humains essayent par tous les moyens de fiche en l'air !

(image wikipédia)

 

Je vous en offre un petit extrait ci-dessous :

Le monde tel qu'on le conçoit aujourd'hui !

«Il n'y a pas de culture française » : C'est bien la peine de sortir de l'ENA pour en arriver à ce constat d'enfant ingrat. Le chef de l'Etat. « Mozart de la finance » (Il faut le dire vite quand on voit l'état des finances de la France après lui, on a de la peine à imaginer que Mozart était là ! Livia) se trompe, il en reste au moins une : physique.

Les français cultivent leurs corps ; il faut bien cultiver quelque chose. Sauf les ados. C'est à çà qu'on les reconnaît. Ils préfèrent leur iphone 17....

Pour ne pas leur ressembler les adultes courent comme des dératés, ils fuient la réalité... poursuivis par les remords, les impôts, l'angoisse du temps qui passe, les coupables s'étirent dans tous les sens. Enfin, les citadins. A la campagne on n'a pas attendu que ce soit à la mode pour découvrir que, « support d'identité et de ressources, le corps est capital. » Les sociologues peuvent aller se rhabiller. Vêtus de leurs leggins, joggings et autres tenues ciblées USA, les habitants des villes, bobos ordinaires font le tour des jardins en soufflant ; (Tous les week-end il y a beaucoup de coureurs sur le boulevard, quelque soit le temps...Livia) ils sillonnent les rues, poussent les portes des centres de Bien être. Reformation, the newme, the well, les enseignes qui les attirent luisent comme des carcasses baignée de sueurs. On dirait des abattoirs. La question est : To be or not to be. Musclé.

Une nouvelle discipline fait fureur l'hyrox (il y en a un dans le même pâté de maison que mon immeuble sur le boulevard, mais...je n'y mettrai pas les pieds - Livia) elle mêle courses à pieds et exercices de forces.... Cela consiste à tirer une charge lourde sur une ligne droite ; l'autre à la pousser. C'est le mythe de Sisyphe. Autrefois on appelait cela labourer...

Il y a de le régression dans l'air. L'homme retourne à la terre ou à l'Usine, nom d'un luxueux club de sport parisien. Les femmes ne sont pas en reste. Elles dévoilent leurs muscles comme autrefois leurs décolletés. C'est un symbole de force, de pouvoir...

Yoga, Pilate, cardio, french boxing et dynamo cycling. Elles ne quittent plus leurs coatchs. Ce sont les nouveaux philosophes de l'époque. C'est un art de vie, une philosophie...

Elles ont renoncé à attendre le prince charmant. Elles n'y croient plus : c'est dire si leur cœur est en béton... (Il faut avouer que les princes charmants ne courent plus les rues ces temps-ci ! On rencontre plutôt des violeurs - Livia)

Le monde ne tourne pas rond, mais en rond : c'est la loi du plus fort.

Bertrand de Saint-Vincent

(Pour Figaro magasine)

 

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Quand on marche le long des mers...

27 Juillet 2026 , Rédigé par liviaaugustae.over-blog.com Publié dans #Poème

 

 

Les pas sur le sables mouillé...

(photo de ma petite fille au Pouliguen (Loire-Atlantique))

 

 

Quand on marche le long des mers…

 

Quand on marche le long des mers,

On foule sans y penser

Le sable qui la borde,

Il glisse sous les pieds,

Et coule entre les doigts,

C’est doux, c’est chaud.

 

Tous ces petits grains,

Qui glissent sous les pieds,

Et coulent entre les doigts,

Entassés par les marées,

C’est un paradis de couleurs.

 

De reflets de mer cristallisés,

Un coin de ciel tombé et brisé,

Des éclats de nacre irisé,

Des larmes de sirène…

En or, argent, rubis.

 

Quand on marche le long des mers,

Sur le sable qui la borde,

On ne sait pas, que l’on foule un trésor

 

Livia

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Départ pour les vacances...

24 Juillet 2026 , Rédigé par liviaaugustae.over-blog.com Publié dans #Billet

 

 

Vroum, Vroum, Vroum !

A bientôt...

(image pixabay)

 

Les vacances !

On en rêve toute l'année !

Le départ c'est demain, et c'est avec un grand plaisir que je quitte la ville, le boulevard où j'habite est en proie à de grands travaux pour l'obsession du moment « chauffage écologique avec les ordures », espérons que cela ne va pas générer de mauvaises odeurs ???

Il n'y a pas de bus pour aller en centre ville, alors que le 15 juillet tous les commerces ferment dans le quartier, c'est la galère pour se nourrir !

Ouf ! Je m'en vais !

A bientôt

Livia

 

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Petit dîner pour l'été...

22 Juillet 2026 , Rédigé par liviaaugustae.over-blog.com Publié dans #Cuisine

On mange quoi ce soir en cette chaude soirée d’été ?

Beaucoup de maîtresses de maison se posent la question très souvent.

Essayez cette tarte aux tomates aussi belle que bonne, accompagnée d'une salade.

Suivi d'une brioche perdue, un bon petit dîner et... pas très onéreux !

C'est le dîner que j'ai préparé hier soir.

Tarte aux tomates

Ingrédients :

1 pâte brisée - 4c. à soupe de tapenade verte ou noire au choix – 2 tomates rouges – 2 tomates jaunes (pour la couleur)

1c. à soupe de moutarde (facultatif)

1c. à café de chapelure – thym – herbes de Provence – origan

1 filet d'huile d'olives – sel – poivre.

 

Préchauffez le four à 200° étalez la pâte dans un moule à tarte, piquez la à la fourchette et faites précuire 10mn.

Pendant ce temps, coupez les tomates en fines lamelles et mettez-les dans un plat sur du papier absorbant avec du sel pour qu'elles dégorgent.

Sortez la pâte du four, laissez tiédir un instant et tartinez de moutarde puis de tapenade et saupoudrez de chapelure (ceci, pour absorber l'eau qui reste dans les tomates)

Disposez les tomates en rosage en alternant les jaunes et les rouges, parsemez d'herbes de Provence et d'origan et arrosez avec le filet d'huile d'olive.
Enfournez pour 25 à 30mn (four traditionnel)

 

A suivre

Ce délicieux petit dessert trouvé sur le site de Picard,ma fille et moi, nous nous sommes délectées.

C'est la recette d'une brioche perdue, mais... heureusement retrouvée !

Un petit dessert délicieux et rafraîchissant pour l'été.

Brioche perdue exotique

 

Ingrédients :

On trouve les ingrédients ci-dessous chez Picard

4 tranches de brioche pur beurre

  • 100 g de mangue en morceaux bio

4 boules de sorbet mangue-passion

  • 2 galets de lait de coco

  • 1 galet de jus de citron

    On trouve les ingrédients ci-dessous chez l'épicier

2 œufs - 2 c. à soupe de sucre - 20 g de beurre

 

Fouettez les œufs avec le lait de coco et le jus de citron.

Passez les tranches de brioche 20 secondes au grille-pain..

Faites chauffer le beurre dans une poêle.

Plongez les tranches de brioche dans la préparation, saisissez-les dans le beurre fondu et saupoudrez-les de sucre.

Laissez colorer 1 min sur chaque face.

Dressez le pain perdu sur les assiettes, ajoutez les morceaux de mangue, une boule de sorbet mangue-passion

A dégustez immédiatement.

(Mais vous pouvez changer les fruits et le sorbet à votre convenance, je projette de réaliser cette recette avec des framboises)

Bonne dégustation !

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Les mots transexuels...

22 Juillet 2026 , Rédigé par liviaaugustae.over-blog.com Publié dans #Goût des mots

 

 

 

Masculin-féminin...

(image internet)

 

Alors que l'on nous casse les pieds, et bourre le mou, avec le « masculin-féminin », (le masculin étant très mal vue aujourd'hui), car la guerre des sexes fait rage et que l'on veut même changer l'orthographe et le sens des mots...n'en déplaisent à ces femelles enragées et à ces « politiquement corrects » qui d'ailleurs ne maîtrisent pas toujours bien le français, il existe des mots qui ont déjà franchit le pas et qui se rient du masculin-féminin !

Ces mots sont transsexuels, et vont de ci de là comme bon leur semble, mais personne n'en parle de ses mots-là sauf Monsieur Chifflet, je me régale en lisant ses bouquins, pleins de légèreté, de bonne humeur, de culture et de savoir !

Je vous offre ci-dessous quelques petits exemples retenus par lui.

Livia

 

Les mots transsexuels...

  • La cartouche atteignit le cartouche (ornement sculpté)

  • La crêpe tomba sur le crêpe (étoffe) de sa jupe

  • La doris (mollusque) s'accrocha au doris (embarcation)

  • L'enseigne (officier de marine) chercha la vieille enseigne (indication de magasin)

  • La carpe lui mordit le carpe (os du bras)

  • Le berce (petit oiseau) est perché sur la berce (plante)

  • IL ne vit pas le petit ombre (poisson) qui était dans l'ombre

  • Le coche (voiture) a renversé la coche (truie)

  • Le jeune aune (arbre) mesure une aune (ancienne mesure de longueur)

  • Le drille ( joyeux luron) prit la drille (outil à forer) en main

  • La foudre tomba sur le foudre (tonneau)

  • Faites un geste imprimez ma geste ( poème épique) demanda le poète

  • Comme le bateau prenait de la gîte il chercha un gîte

  • Ce vieux barbe (cheval) à de la barbe

 

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Modes d'été...

21 Juillet 2026 , Rédigé par liviaaugustae.over-blog.com Publié dans #Humeur

 

 

Mouche en été... 

(photo de mon neveu).

En feuilletant des magasines hier chez mon coiffeur, j'ai été comme chaque fois que j'ouvre ce genre de magasine, sidérée de constater la vacuité qui règne dans leurs pages, mais l'été est là, ces magasines offrent donc toutes les modes d'été : côté vestimentaire, petites robes à bretelles, jupettes ras les fesses, jeans troués, bikini minimal, etc... et incitent les lectrices à s'astreindre au régime pour entrer dans ces horribles petites choses.

De pauvres femmes peu futées il faut bien l'avouer, bien qu'elles fassent un 48/50, se rêvent déjà, déesse bronzée en bikini sur le sable chaud , regardent avec gourmandises cette mode là! L'espoir fait vivre dit-on!

Cependant qu'ils recommandent des régimes page 10, en feuilletant le magasine page 30, on découvre plusieurs savoureuses recettes d'été: glace, brochettes, smoothies etc... ou donc est la logique? Poison et contre-poison sont donnés... aux lectrices de décider!

On y trouve bien entendu toutes sortes de modes, par exemple, celle du bio lancée par les écolos ! Ledit BIO coûte plus cher, et est peu appétissant, les carottes sont anémiques, le jaune des œufs blanchâtre, les fruits ratatinés, mais comme c'est à la mode et que le prêt-à-penser le crie haut et fort, que les bobos se ruent dessus, tout le monde se pourlèche les babines avec gourmandise! J'avoue que je n'en achète jamais pour les deux raisons que j'ai citées et puis je ne me plie jamais aux diktats quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent!

Effet de mode aussi dans les pages santé (écrites par qui ? simple journaleux ou faux médecin ? Mystère!): on nous assure qu'il faut manger 5 fruits et légumes par jour, rengaine entendue depuis pas mal d'année déjà, mais qui reprend des couleurs pour l'été, j'aime beaucoup les légumes et aussi les fruits, mais je ne me vois pas ingurgiter cinq de chaque au cours de la journée!

Ces même «pages santé» nous mettent en garde encore contre le «lactose» et le «gluten» - les deux allergies a à la mode du moment - autrefois on entendait plutôt parler des allergies à la fraise ou aux arachides, c'est terminé ! Ces deux-là ne sont sans doute plus allergisants !

Et puis voilà le soja qui revient en force, des pubs insipides nous gonflent à la radio et à la télé, mais le hic, c'est que la France n'en cultive pas et donc... n'en récolte pas!

Serons-nous obligés de boire ce lait de soja que je déteste, (une de mes amies en est férue et nous l'offre pour le thé, heureusement qu'elle propose aussi du bon lait de vache, il est vrai que plusieurs d'entre nous, moi en tête, avons refusé son soja), est-ce que cela veut dire que l'Occident n'élèvera plus de vaches, et que nous allons dépendre: des Etats-Unis, (encore) de la Chine, du Brésil, de l'Argentine ou de l'Inde, pays producteurs de soja?

Le prétexte est-il que les rots et les pets des vaches sont trop polluants???

Je crains par dessus tout de devoir manger un jour des graines, comme le font déjà certaines stars complètement tarées aux Etats-Unis et puis un autre jour pourquoi pas, on nous fera avaler trois pilules pour remplacer les trois repas ?

Une perspective cauchemardesque!

Livia

 

 

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Le verger...

20 Juillet 2026 , Rédigé par liviaaugustae.over-blog.com Publié dans #Poème

 

 

Dans ce joli petit verger : les poireaux flirtent avec les fleurs ...

 

Les salades s'épanouissent plus loin, dans un autre petit carré...

C'est un petit verger en Haute-Vienne, dans le jardin du gîte que mes enfants avaient loué...

(photo de ma belle fille)

 

Le verger

 

Dans le jardin, sucré d’œillets et d’aromates,
Lorsque l’aube a mouillé le serpolet touffu,
Et que les lourds frelons, suspendus aux tomates,
Chancellent, de rosée et de sève pourvus,

 

Je viendrai, sous l’azur et la brume flottante,
Ivre du temps vivace et du jour retrouvé ;
Mon cœur se dressera comme le coq qui chante
Insatiablement vers le soleil levé.

 

L’air chaud sera laiteux sur toute la verdure,
Sur l’effort généreux et prudent des semis,
Sur la salade vive et le buis des bordures,
Sur la cosse qui gonfle et qui s’ouvre à demi ;

 

La terre labourée où mûrissent les graines
Ondulera, joyeuse et douce, à petits flots,
Heureuse de sentir dans sa chair souterraine
Le destin de la vigne et du froment enclos.

 

Des brugnons roussiront sur leurs feuilles, collées
Au mur où le soleil s’écrase chaudement ;
La lumière emplira les étroites allées
Sur qui l’ombre des fleurs est comme un vêtement.


 

Un goût d’éclosion et de choses juteuses
Montera de la courge humide et du melon,
Midi fera flamber l’herbe silencieuse,
Le jour sera tranquille, inépuisable et long.

 

Et la maison, avec sa toiture d’ardoises,
Laissant sa porte sombre et ses volets ouverts,
Respirera l’odeur des coings et des framboises
Éparse lourdement autour des buissons verts ;

 

Mon cœur indifférent et doux aura la pente
Du feuillage flexible et plat des haricots
Sur qui l’eau de la nuit se dépose et serpente
Et coule sans troubler son rêve et son repos.

 

Je serai libre enfin de crainte et d’amertume,
Lasse comme un jardin sur lequel il a plu,
Calme comme l’étang qui luit dans l’aube et fume,
Je ne souffrirai plus, je ne penserai plus.

 

Je ne saurai plus rien des choses de ce monde,
Des peines de ma vie et de ma nation,
J’écouterai chanter dans mon âme profonde
L’harmonieuse paix des germinations.

 

Je n’aurai pas d’orgueil, et je serai pareille,
Dans ma candeur nouvelle et ma simplicité,
À mon frère le pampre et ma sœur la groseille
Qui sont la jouissance aimable de l’été ;

 

Je serai si sensible et si jointe à la terre
Que je pourrai penser avoir connu la mort,
Et me mêler, vivante, au reposant mystère
Qui nourrit et fleurit les plantes par les corps.

 

Et ce sera très bon et très juste de croire
Que mes yeux ondoyants sont à ce lin pareils,
Et que mon cœur, ardent et lourd, est cette poire
Qui mûrit doucement sa pelure au soleil…

Anna de Noailles,

(Le coeur innombrable, 1901)

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